LES PROCHAINES ACTIVITES AU PROFIT DE CHEIFA :

 

Trop tard pour cette fois...  Prochaine foire aux livres fin octobre 2017....

 

 

 

 

 

 

SURVIVRE À RIO, Le jardin de Gramacho

Le Jardin de Gramacho, un nom de rêve pour un lieu nauséabond et inhumain.

 

A

 

 

C’était la plus grosse décharge du Brésil. Elle a été fermée en 2012 car elle menaçait de s’effondrer sur une zone d’habitations de classes privilégiées dans la baie de Guanabara, futur site des compétitions nautiques des Jeux olympiques de Rio de Janeiro en 2016.

Mais l’État ayant failli à son engagement de recaser et d’indemniser tout le monde, les collecteurs sont restés, n’ayant nulle part où aller.

C’est dans ce lieu sordide qu’Anna, une jeune Liégeoise, a rencontré Fatinha, une femme extraordinaire qui a réussi à bâtir ici une école devenue aujourd’hui le centre d’initiatives et de projets d’accompagnement de familles.

 

 

LA NOURRITURE DISPUTÉE AUX COCHONS

 

B

 

La décharge a repris avec son activité de trafic illégal et ses cabanons misérables où survivent quelque 25 000 personnes qui s’alimentent des déchets qu’elles disputent aux cochons et aux vautours.

 

 

DES CONDITIONS DE VIE DANTESQUES

 

C

 

Sur cette décharge, les familles espèrent aussi revendre, à des prix dérisoires, leur travail de recyclage, au bout d’un effort titanesque et dans des conditions de salubrité effroyables.

 

 

 FATINHA, L’ESPOIR DES FAMILLES

 

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Dans ce décor misérable, un espoir grâce à l’action de Fatinha. Elle-même enfantdes favelas, cette femme de 52 ansaujourd’hui a peu à peu développé une conscience politisée pour s’être engagée dans les projets sociaux de sa paroisse franciscaine.  Après s’être mariée, avoir eu des enfants et exercé plusieurs métiers, elle s’est formée en pédagogie, en soirée à l’université, et s’occupe des enfants des rues en journée.

 

 

DES ENFANTS HEUREUX D’APPRENDRE

 

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Voici neuf ans, Fatinha travaille avec une ONG belge et crée une petite école alternative le long de la décharge. Elle y accueille, avec trois autres professionnelles de l’éducation, une soixantaine d’enfants jusqu’à six ans.

 

 

BÂTIR DES PROJETS ENSEMBLE

 

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Cette école est aussi le point central d’initiatives et de projets d’accompagnement auprès des familles, des adolescentes et des enfants : alphabétisation des mères, coopérative d’artisanat, recyclage de matériaux et réponse aux besoins immédiats au niveau alimentaire et sanitaire.

 

 

ANNA ET SES SOEURS DU BRÉSIL

 

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En 2010, Anna Massoz-Fouillien, 23 ans, diplôme de psychologue en poche, débarque au Brésil pour se former et entamer une maîtrise en anthropologie sociale à l’Université fédérale de Rio. Là, elle rencontre Fatinha en commençant une étude de terrain sur les trajectoires de vie des femmes de milieu populaire et leur accès à l’éducation.
Fatinha emmène sa nouvelle amie sur la décharge rencontrer les « catadores » de lixo à Gramacho.

 

 

LE BRÉSIL, UN PAYS POURTANT ÉMERGENT…

 

H

Quatre ans plus tard, Anna revient en Belgique mais son coeur est toujours là-bas, auprès de ces milliers de personnes dont les droits sont bafoués. De plus, le Brésil est maintenant considéré comme pays émergent et les aides internationales se terminent. Or le fossé entre les plus démunis et les privilégiés se creuse.

 

 

REMETTRE LE MONDE À L’ENDROIT

 

I

Anna lance alors un réseau de soutien à partir de la Belgique. Chacun selon ses possibilités, suivant l’esprit de Pierre Rabhi et du mouvement des Colibris apportant leur goutte d’eau dans la lutte. L’enjeu est simple : ne pas laisser en plan les familles de Gramacho sur la décharge immonde, bâtir quelques maisons et agrandir l’école. Avec l’espoir de remettre le monde à l’endroit…

 

 

 M

Texte : Godelieve UGEUX – Photos : Rodrigo ANIS. Carioca, Brésil

 

 

JL

 

Association à caractère éducatif - enfants du jardin Gramacho

Anna Massoz, rue Mathysart 36, 4053 Embourg – anna.massoz@gmail.com – 04.367.37.53